Télé-réalité et séries américaines

Suburgatory – Pilot (1.01)

Date: 3 octobre 2011 at 22 h 33 min- by Mikael- Posted in Drama, Séries US, Suburgatory and tagged , , , - Comment(s): 1

Je me sens gâté en cette rentrée des séries américaines grâce à une très bonne fournée de comédies. Sur le nombre de sitcoms sorties cet automne outre-atlantique, je listais déjà la FOX et CBS dans mes chaînes à remercier pour New Girl et 2 Broke Girls. Et voilà qu’ABC sort sa série comique : Suburgatory. Un titre qui ne me dit pas grand chose, un pitch que j’avais oublié depuis l’annonce de sa commande ; bref, c’est presque sans rien savoir de la série que je me suis devant. Et, en seulement vingt petites minutes, cette petite perle m’avait ravi…

On pouvait s’attendre à du cliché avec cette histoire : un père célibataire qui emmène sa fille dans la banlieue de New York pour lui offrir une meilleure qualité de vie, et la fille qui a vraiment du mal à s’adapter. Et Suburgatory nous en sert, des clichés. Attention, ceci est une critique positive ! Car ces lieux communs sur la banlieue américaine sont tout sauf irritants, ennuyeux ou gratuits. La série joue sur l’image qu’ont les téléspectateurs de cet endroit bien particulier du monde. Elle s’amuse des clichés et, en les propulsant sur le devant de l’image et en les exagérant mille fois, elle les sublime véritablement.

Tout y est plus vrai que nature : les pelouses mieux tondues et plus vertes que dans une publicité, les couleurs plus acidulées, les seins plus refaits et les peaux plus tendues par leur ami commun : le botox, les sourires plus sponsorisés par Colgate que jamais, les vêtements plus moulants et plus courts… Et bizarrement, j’avouerai que j’ai le sentiment que cette mise en exergue impertinente des clichés sur la banlieue ne fait que renforcer la sincérité des personnages. Parce qu’après tout ils sont vrais dans leurs excès, et on ne peut que les louer pour cela, à l’image de Dallas Royce (incarnée par Cheryl Hines), une quarantenaire tirée à quatre épingles aussi bien au niveau des vêtements que du visage.

Du coup, on apprécie d’autant plus le décalage entre ce monde surfait et Tessa Altman et son père, George (joués par Jane Levy et Jeremy Sisto). Le regard aiguisé de l’adolescente sur cette autre planète nous agrémente de bonnes petites piques. C’est comme si l’on assistait à son cauchemar éveillé, elle qui s’imagine vivre dans son purgatoire, d’où le titre de la série, Suburgatory : un habile jeu de mots entre « suburbs » (banlieue) et « purgatory ». La relation père-fille m’a aussi plu, tant pour le désir du père de donner la meilleure éducation possible à son ado sans vraiment savoir comment s’y prendre, que pour les répliques cinglantes de la jeune fille à l’égard de ces mêmes tentatives paternelles.

Suburgatory est donc une très bonne comédie qui mise sur l’ironie autour des clichés pour provoquer le rire. Une stratégie intelligente qui, je l’espère, ne s’essoufflera pas avec le temps.

Une Réponse à "Suburgatory – Pilot (1.01)"

J’ai kiffé !

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