Télé-réalité et séries américaines

New Girl – Pilot (1.01)

New Girl est la série comique que j’attendais le plus dans cette rentée 2011-2012. Et je ne suis pas déçu du tout. Pétillante et fraîche, la série a un véritable potentiel qui, je l’espère, saura durer. Avec plus de 10 millions de téléspectateurs devant le pilote de New Girl, la sitcom de FOX signe un bon départ. Et il y avait de quoi…

New Girl, c’est l’histoire de Jessica, une jeune femme un peu perdue dans la vie. Larguée par son petit-ami et en recherche d’un appartement, elle devient la colocataire de trois hommes célibataires.

Alors même que l’épisode pilote tournait autour de l’état dépressif de Jess et des tentatives de ses trois nouveaux colocataires pour la remettre en selle avec la gent masculine, New Girl a réussi à me mettre d’une humeur joyeuse. Il faut dire que le joli minois de Zooey Deschanel, qui incarne magnifiquement Jessica, n’y est pas pour rien. Son visage très expressif, son comportement déluré à l’image de sa petite danse alors qu’elle s’apprête pour son rendez-vous galant, voilà un personnage qui donne la pêche, et le sourire ! Déjà sous le charme de ce personnage qui se chante à elle-même pour s’encourager, je pense que sa référence à Gollum du Seigneur des Anneaux a fini de me conquérir.

Ses trois colocataires ne sont pas en reste, bien que pas véritablement à la hauteur de Zooey Deschanel. S’ils ne font pas le poids, j’ai néanmoins apprécié qu’une véritable histoire soit construite autour de chacun des trois hommes dès le premier épisode, et qu’ils ne servent pas simplement de faire-valoir pour Jessica. Cependant, ces trois-là ne sont pas révolutionnaires non plus. Il y a le bon pote, Nick, récemment largué par sa copine lui aussi mais qui ne cesse de l’appeler dans ses nuits de beuverie dépressive. C’est lui qui semble régir l’appartement, notamment avec le « Douchebag Jar », un des très bon gimmicks de ce pilote. Il y a le sportif un peu niais, surnommé « Coach », qui a vraiment du mal avec les relations humaines « normales ». Mais pas la peine de s’attacher à ce personnage puisqu’il n’apparaît que dans le pilote, remplacé aussitôt par Lamorne Morris dans le rôle de Winston Bishop, à découvrir bientôt donc. Et puis il y a Schmidt, le dragueur compulsif, puisqu’il en faut un dans toute sitcom qui se respecte apparemment (Wolowitz dans The Big Bang Theory ou encore Barney dans How I Met Your Mother). Mais ce Schmidt m’a arraché quelques sourires, notamment avec ses tentatives foireuses sur Cece, l’amie mannequin de Jess, qui semble elle tout à fait posée et sereine : la petite touche de sarcasme dans New Girl, sûrement.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce premier épisode de New Girl, même si la construction de la série n’est pas sans rappeler l’utilisation des flashbacks dans How I Met Your Mother (CBS) ou encore Raising Hope (FOX). Sans être poussés à leur paroxysme comme dans la série de CBS, les flashbacks de New Girl sont rapides et souvent drôles, comme c’est le cas dans l’autre série de la FOX. New Girl est donc un concentré pétillant et ultra frais des ingrédients qui promettent une sitcom réussie, et j’ai hâte de voir si la série arrive à tenir sur la durée.

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