Télé-réalité et séries américaines

Free Agents – Pilot / What I Did For Work (1.01/1.02)

Ce qu’il y a de gênant dans une série comique, c’est quand les moments drôles sont pratiquement inexistants. Free Agents en est un très bon exemple. Pas franchement convaincu par le pilote, je me suis dit que la nouvelle comédie de NBC ne pouvait que s’améliorer pour son deuxième épisode. Mais j’étais bien trop optimiste.

Free Agents raconte l’histoire de deux collègues, Helen, jeune veuve qui a du mal à oublier son mari, et Alex, récemment divorcé. Leur petit arrangement est simple : du sexe sans attaches.

Sauf que les attaches, on les voit grosses comme des filets venir au fil de la saison. Ce n’est pas comme si le sujet n’avait jamais été traité aussi bien en série (Friends With Benefits) qu’au cinéma (Sex Friends, pour ne citer que le plus récent). Passé le marronnier, on se dit que l’approche du sujet par des intrigues jamais vues pourrait faire du bien à Free Agents. Mais non, là encore, la série de NBC se plante magistralement en nous offrant déjà de petites scènes de jalousie entre les deux collègues dès le deuxième épisode.

En regardant Free Agents, j’avais l’impression d’être devant une histoire qu’on m’aurait racontée des dizaines de fois auparavant. Je vous fais la première saison en accéléré : deux collègues, Alex et Helen, se mettent à coucher ensemble (épisode 1) ; ils établissent rapidement les règles de leur relation sans attaches mais commencent à montrer des signes de jalousie et de rapprochement sentimental (épisode 2) ; l’un des deux s’éprend de quelqu’un et l’autre le conseille sur l’attitude à adopter sans toutefois montrer qu’il est très jaloux ; les collègues du duo commencent à se rendre compte que quelque chose se passe entre eux ; Alex et Helen ont du mal à travailler ensemble, alors ils s’éloignent pour un temps mais ressentent très vite le besoin d’être avec l’autre ; Helen et Alex se pose des questions sur la véritable nature de leur relation.

Je suis peut-être médisant, et je vais regarder quelques épisodes encore avant de décider d’arrêter la série. Parce que non, ce n’est pas drôle, et oui, c’est du déjà vu dès les deux premiers épisodes, mais il reste que le duo que forment Alex et Helen (incarnés par Hank Azaria et Kathryn Hahn) fonctionne plutôt pas mal. Les acteurs jouent en effet terriblement bien même s’ils sont desservis par des intrigues plutôt molles et des personnages secondaires insipides, à l’exception de leur inimatable patron, Stephen, joué par le très charismatique Anthony Stewart Head (Giles dans Buffy contre les vampires) et seul véritable arracheur de sourires dans Free Agents.

Au final, Free Agents est une comédie pas drôle mais j’ai bien envie de voir comment évolue son duo de collègues batifoleurs sympathiques.

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