Télé-réalité et séries américaines

Pretty Little Liars, une série au suspense adolescent

Pretty Little Liars raconte l’histoire d’un groupe de quatre adolescentes qui, un an après la disparition mystérieuse d’Alison, leur amie commune et reine du lycée, commencent à recevoir des messages signés « A » dévoilant des secrets que seule Alison était sensée connaître. Aria, Spencer, Hanna et Emily se lancent alors dans une double enquête : découvrir qui a tué Alison et dévoiler l’identité de « A ».

Jusque là, tout va bien. Mais il ne faut pas oublier que les personnages principaux de la série diffusée par ABC Family sont des jeunes filles de 16 ans, avec toutes les niaiseries et histoires bidons qu’on peut leur coller. La cible de Pretty Little Liars sont bien entendu les moins de 20 ans, alors il faut leur donner ce qu’ils attendent.

Aria sort donc avec un de ses professeurs, Ezra. Ils forment tous les deux un des couples les plus niais de l’histoire de la télévision internationale et le fait qu’ils doivent se cacher du monde entier n’arrange rien du tout. Spencer, elle, s’est faite trois mecs en 22 épisodes, dont le fiancé de sa sœur. Belle performance, non ? Hanna, reine de beauté remplaçante après la mort d’Alison, vivait bien sûr le « grand amour » de lycée mais le jeune homme ne voulait pas franchir le pas. Déçue, elle va s’encanailler avec Caleb, un jeune garçon sans-le-sou qu’elle va accueillir chez elle. Une des plus « belles » scènes de la série et qui a dû faire parler dans tous les lycées des USA : Hanna se fait prendre sa petite fleur dans une tente où tout le monde peut voir les corps en ombre chinoise. Comme c’est poétique ! Et enfin, il y a Emily, la jeune fille plus attirée par ses pairs que par les garçons. Un personnage intéressant mais qui est gâché par une interprétation terrible aussi bien de l’actrice principale que de ses partenaires.

L’intérêt de cette série, me demanderez-vous ? Il réside presque entièrement dans le suspense autour de l’identité de « A », le personnage qui semble le plus captivant pour moi. Intelligent, anonyme, mystérieux, machiavélique, tous les ingrédients sont là pour s’intéresser à lui, ou elle. Le fait qu’on ne sache pas l’identité de ce personnage fait réfléchir les téléspectateurs. On essaie de deviner en même temps que les quatre filles qui pourrait être « A ». Mais, j’espère, avec quand même des explications moins niaises. Disons que quand elles croient avoir découvert qui est « A » grâce à un tout petit indice beaucoup trop évident pour être le bon, elles plongent dans le panneau comme des martins-pêcheurs qui n’auraient pas mangé de poisson depuis des décennies.

Pretty Little Liars est dans l’ensemble une série divertissante pour un public limité, mais dès lors que le mystère s’est installé autour de « A » et de la mort d’Alison, une sorte de défi est lancé au téléspectateur. « L’enquête » aux côtés des quatre adolescentes se fait sans trop se prendre la tête puisque cette première saison ne donne pas toutes les réponses aux nombreuses questions que l’on peut se poser. Mais pour les moins patients d’entre vous, il y a toujours les livres de Sara Shepard dont la série est l’adaptation.

Intéressant à noter : la série marque le retour à l’écran de trois actrices qui s’étaient faites oublier. Holly Marie Combs, tout d’abord, la célèbre Piper de Charmed a arrêter de jouer la sorcière pour devenir la mère d’Aria. C’est aussi le retour de Laura Leighton. Sydney la dérangée de Melrose Place a désormais les traits de la mère de Hanna. Et enfin, Nia Peeples, qui jouait Sydney dans Walker, Texas Ranger, s’est rangée de la police pour interpréter la mère d’ Emily, une femme qui accepte très mal les penchants homosexuels de sa fille chérie.

Les audiences de Pretty Little Liars étant au beau fixe sur ABC Family (2,87 millions en moyenne sur la première saison), la chaîne a décidé de commander une deuxième saison des aventures d’Aria et ses amies « enquêtrices ». Celle-ci commencera dès le 14 juin…

0 Réponses à "Pretty Little Liars, une série au suspense adolescent"

Article pathétique ! Critique qui généralise ce que devrait penser les personnes en regardant Pretty Little Liars ! Et insultes à ceux qui ont apprécié ! Moi j’ai adoré ! Et il faut arrêter de dire à toutes les phrases que c’est « niais » ! C’est sûr que vous avez le droit de ne pas avoir aimez ! Mais pas besoin de critiquer ceux à qui ça a plu ! Chacun ses goûts ! Ça vous dit quelque chose !

Déjà, merci pour cette franchise, Mimie.
Je ne crois pas critiquer ni insulter ceux qui ont apprécié ‘Pretty Little Liars’ puisque, dans l’ensemble, cette première saison m’a plu. Je n’irais donc pas jusqu’à m’insulter moi-même. De plus, je pense que cette critique ne fait que souligner les faiblesses et les forces de la série. Si des incohérences apparaissent (dans les « enquêtes » des quatre adolescentes notamment), que certains personnages me semblent plus faibles que d’autres (Emily par exemple) ou que certaines intrigues ne tiennent pas la route selon moi, je pense que je me dois de les retranscrire dans ma critique. Pour l’utilisation des mots « niais » ou « niaiseries », s’ils apparaissent à trois reprises dans cet article, c’est parce que c’est le sentiment qui m’a été inspiré par certains aspects de la série.
Pour finir, cet avis est tout à fait personnel et ne reflète que mon appréciation de la série.

Heureusement que Mimie n’a pas lu mon avis, elle me flinguerait.
Faut être réaliste parfois et arrêtez de crier à la critique facile…
C’est pas la série innovante et super bien jouée du moment, mais je veux savoir qui est A ?

Ah ! Le fameux « si tu n’aimes pas ne critique pas ». Une pure merveille de l’argumentation primaire de la personne qui ne sait pas comment défendre une série qu’elle a adorée autrement qu’en forçant tout le monde à en dire du bien.
Moi je trouve que ce sont ceux qui aiment qui critiquent le mieux, d’ailleurs. D’ailleurs Mikael a eu la patience de regarder toute la première saison, ce qui me semble un indice de sa volonté de donner à la série le temps de lui plaire. Je trouve sa démarche d’autant plus courageuse que moi, à la fin du pilote, j’en avais déjà marre.

Laisser un commentaire

obligatoire