Télé-réalité et séries américaines

Glee Post SuperBowl – What a show!

Date: 10 février 2011 at 12 h 00 min- by Mikael- Posted in Glee, Séries US- Comment(s): 0

Je crois que cet épisode de Glee sera un de ceux qui m’aura le plus marqué depuis que je la regarde. Jusqu’à maintenant, je regardais cette série sans réel engouement, me disant que c’est un bon divertissement, sans jamais en attendre plus de tel ou tel personnage, sans jamais être déçu, les promesses du programme étant toujours au rendez-vous. Cet épisode post SuperBowl, loin de tout changer dans ma perception de Glee, a réussi à m’impressionner et à me donner des émotions différentes à certains moments.

Dès le début de l’épisode, sur du Katy Perry avec California Gurls, je me suis dit « c’est bon ça ». Surtout que Sue Sylvester était là avec ses phrases tranchantes comme des couteaux de boucher à ordonner à ses Cheerios de se mettre des claques avec des escalopes. J’aime cette femme torturée et totalement fière d’elle-même, arrogante et souvent pathétique, combattante jusqu’au dernier souffle et sensible au fond. Un personnage à la fois compliqué dans sa façon de penser la vie et simple dans sa manière de vivre sa vie. Dans cet épisode, on l’accule, on la pousse dans ses retranchements. J’adore la scène où elle balance tout, s’en prend aux élèves comme s’ils étaient de simples peluches à enlever de sa route. Sue Syv-lester (regardez l’épisode pour comprendre) est tout simplement un personnage indispensable de la série.


Si je parle de mes personnages préférés de Glee, je ne peux pas oublier Brittany. Cette petite cheerleader blonde qui rêve de prendre la relève de Britney Spears a deux points forts qui font qu’on ne peut que l’apprécier : elle danse extrêmement bien et elle sort des phrases divinement bonnes. Un exemple de l’épisode post SuperBowl : Sue veut utiliser Brittany comme canon humain et la cheerleader flippe un peu (normal, non ?) et nous sort un « Je ne veux pas mourir, en tout cas pas tant que One Tree Hill n’est pas annulée ». A chaque apparition de Brittany, on attend une phrase de ce type, qui donne le sourire à tous les coups.

J’ai trouvé Rachel et Kurt un peu transparents dans cet épisode. On aura juste remarqué le duo magnifique sur Need You Know de Rachel et Puck, et la petite phrase presque passée inaperçue à Quinn quand on dit à la Cheerio qu’elle doit choisir entre le Glee Club et le cheerleading (Rachel dit « Quinn va forcément choisir les Cheerios », et on entend bien là la rivalité que Rachel ressent par rapport à la jeune blonde, et son désir de toujours avoir les solos et être la meilleure). Quant à Kurt, il n’aurait pas été là que ça n’aurait rien changé. C’est un personnage très intéressant mais, à jouer le figurant avec ses potes en uniforme sur une chanson vraiment pas terrible, il va pas aller très loin. Kurt ‘est devenu le faire-valoir de Blaine, et ça m’attriste un peu. Vivement qu’il reprenne un peu d’importance et de poids dans les épisodes à venir.

J’en viens au show magnifique sur le terrain de football américain à la mi-temps. Forcément, comparée à la prestation médiocre des petits gars en uniforme, le mashup Thriller-Heads Will Roll (Michael Jackson-Yeah Yeah Yeahs) par le Glee Club renforcé par toute l’équipe de foot du lycée McKinley a tout d’un concert des Black Eyed Peas au Stade de France. Cela dit, on va éviter de comparer l’incomparable. Les maquillages sont extrêmement bien faits, la reprise vaut ce qu’elle vaut mais j’ai adoré Santana (la cheerleader chante vraiment bien et j’aimerais aussi qu’elle prenne plus d’importance à l’avenir). La prestation d’Artie (le petit en fauteuil roulant, mais il joue au football américain…) sur le mashup était plus aléatoire, faut s’y faire quoi… Mais son maquillage était magnifique, ça peut le sauver. Bref, ces 3-4 minutes d’un spectacle très bien mené étaient plaisantes à regarder et à entendre, même si j’aurais préféré un peu plus de plans d’ensemble pour apprécier pleinement le show.

Bien sûr, certains diront que Glee est une série pleine de clichés, de rebondissements attendus, d’histoires prévisibles, mais je pense que la série est aussi faite pour cela. Les auteurs ne jouent pas la carte de l’inattendu. Au contraire, ils soulignent parfois ces scènes que tout le monde attend. Ça fait du bien parfois de se dire « Je le savais ! », et Glee en joue à chaque épisode. Oui, on s’y attendait au baiser final entre Quinn et Finn. Oui, on s’attendait aussi à ce que Karofsky rejoigne le spectacle de mi-temps, et aussi à ce qu’ils gagnent le match ensuite. Mais, d’un autre côté, d’autres personnages sont plus imprévisibles, à l’image de Sue et Brittany, voire quelques fois Santana et Puck.

Glee reste une bonne série, divertissante. L’épisode post SuperBowl était vraiment bon et je ne me suis pas ennuyé en le regardant, peut-être comme les 26,8 millions de téléspectateurs américains qui sont restés après le SuperBowl…

0 Réponses à "Glee Post SuperBowl – What a show!"

un seul conseil…regardes plutôt Blue Mountain State si tu veux du vrai spectacle à l’Américaine!

Très jolie critique.

Je suis d’ailleurs moi aussi sous le charme de Britanny. Sérieusement, il va falloir les répertorier ses répliques parce que ces des bijoux ! :) )

Glee, une série à succès aux Etats-Unis mais c’est vraiment pas ma tasse de thé. Je laisse ma place sur ce sujet ;)

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